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Création d’entreprise : à quelles aides financières avez-vous droit ?

Afin de soutenir les projets de créations d'entreprises, diverses aides ciblées sont mises en place par l’Etat et les régions, ainsi que par certaines structures privées. Voyons comment cerner celles qui vous concernent et concrétiser vos idées.



Vous avez pour projet de vous mettre à votre compte ? Sachez que les créateurs d’entreprise bénéficient de différents dispositifs d’aide pour se lancer, quelle que soit leur situation. Une fois vos besoins de financement estimés, vers quelles aides et quels organismes vous tourner ? ACRE, NACRE, prêts, subventions… Nous vous aidons à vous repérer et à identifier vos futurs financements, sans perte de temps : dès cet article parcouru, lancez vos démarches !


Quelles aides pour appuyer votre projet de création ?


Artisans, commerçants ou encore prestataires de services, tous les entrepreneurs ont droit à certains financements, quel que soit leur statut juridique. Le montant des aides et les modalités d’obtention dépendront notamment du lieu où est implantée l’entreprise, chaque collectivité ayant sa politique d’aménagement du territoire. Les aides publiques ou privées se déclinent sous différentes formes, telles que les aides directes, les crédits d'impôt, les exonérations, etc. Faisons le point selon votre situation actuelle.


Quels dispositifs pour les demandeurs d’emploi ?


Si vous percevez l’ARE (Allocation de Retour à l’Emploi) durant la phase de création d’entreprise, vous continuerez d’être indemnisé tant que vous resterez inscrit auprès de France Travail. Une fois votre entreprise active, vous pourrez bénéficier d’un complément de droits selon votre situation. En tant que demandeur d’emploi, trois dispositifs principaux peuvent vous aider dans votre projet de création :


L’ARCE : Aide à la Reprise et à la Création d'Entreprise


Versée par France Travail sous certaines conditions, cette aide financière permet de percevoir une partie des allocations chômage sous forme de capital pour votre entreprise. Le montant de l’ARCE est fixé à 60% de vos droits à l’ARE, avec un versement en deux temps. Vous recevrez ainsi le premier versement au lancement de votre activité, puis le second 6 mois plus tard.


Côté démarches, il vous faudra remplir une demande d’ARCE auprès de France Travail, en fournissant un justificatif de création ou de reprise d’entreprise.


L’ACRE : Aide à la Création ou à la Reprise d'Entreprise


Ce dispositif bien distinct permet aux entrepreneurs d’être exonéré de cotisations sociales durant 12 mois, totalement ou partiellement. Le but est d’accompagner financièrement les entrepreneurs qui veulent agir en créant ou reprenant une entreprise.


L’ACRE est versée automatiquement à la création ou reprise de l’entreprise (à condition de ne pas en avoir déjà bénéficié dans les 3 années précédentes), SAUF pour les micro-entrepreneurs : ces derniers devront transmettre une demande directement à l’Urssaf. Si celle-ci est acceptée, le bénéficiaire profitera d’une exonération de 50% sur ses cotisations sociales, applicable jusqu’à la fin du 3e trimestre d’activité.


L’accompagnement à la Création d’Entreprise en Région (ex-Nacre)


L’ancien NACRE, ou Nouvel Accompagnement à la Création ou la Reprise d'Entreprise, a été en partie revu et ce dispositif est aujourd’hui géré par chaque région. Selon votre lieu d’exercice, vous bénéficierez donc de l’accompagnement mis en place par votre région. Il peut, par exemple, s’agir d’une aide concernant le montage de votre projet d’entreprise, d'un accompagnement dans le suivi et le développement de votre activité, etc.

Les conditions et modalités varient donc selon chaque région. Prenez contact auprès des organismes d’accompagnement partenaires, conventionnés par votre région : cela peut être la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI), un réseau d’accompagnement particulier, un comptable, etc.



Quelles autres aides solliciter pour créer une entreprise ?


  • Micro-crédit et crédit solidaire :


Le micro-crédit est un dispositif destiné aux porteurs de projets en difficulté, tels que les bénéficiaires de minima sociaux ou les personnes en réinsertion professionnelle. Lorsqu’il s’avère compliqué d’obtenir un prêt bancaire, le micro-crédit est une alternative pouvant permettre de créer son entreprise : l'aide de départ peut aller jusqu’à 12 000€, remboursables jusqu’à 48 mois.


En parallèle, les crédits solidaires peuvent aussi être une solution d’aide au lancement de votre activité. Vous pouvez, pour cela, vous renseigner auprès d’associations comme l’ADIE (Association pour le Droit à l'Initiative Economique), qui propose également des micro-crédits. Présent sur l’ensemble du territoire, cet organisme propose un suivi avant et après la création de micro-entreprises ou de TPE.


  • Prêt d’honneur :


Sans intérêts et sans besoin de garanties, ce prêt s’adresse également aux créateurs d’entreprise qui n’ont pas accès au prêt bancaire. Ces prêts dits préférentiels peuvent permettre de compléter un apport personnel afin de démarrer votre activité.


L’obtention d’un prêt d’honneur vient renforcer un dossier de création d’entreprise, ce qui peut permettre de convaincre une banque et d’obtenir plus facilement un prêt pour lancer votre activité comme vous le souhaitez.  Remboursable sur 5 ans, le prêt d’honneur peut être sollicité auprès des collectivités territoriales ou de certains réseaux d’accompagnement.


  • Aides de l’Agefiph pour les personnes handicapées :


Les personnes handicapées sans emploi qui souhaitent créer une entreprise peuvent bénéficier d’une subvention de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées). Cette aide forfaitaire, d’un montant de 6 300€, s’obtient sous conditions après une étude du projet par un professionnel spécialiste de l’accompagnement à la création d’entreprise.


Cumulable avec les aides de France Travail, cette subvention peut être obtenue en déposant sa demande en ligne directement sur le site de l’Agefiph.


  • Aides aux femmes entrepreneures : la garantie EGALITE femme


Ce dispositif national est mis en œuvre par France Active, afin de favoriser l’accès au crédit bancaire pour les femmes créatrices d’entreprise. Remplaçant l’ancien FGIF (Fonds de garantie à l'initiative des femmes), cette aide concerne les créations, reprises et développement d’entreprises. Elle peut couvrir au maximum 80% d’un emprunt (d’un montant maximum de 50 000€), pour financer vos investissements ou vos besoins de trésorerie.


Pour accéder à cette garantie, rapprochez-vous de l'association territoriale France Active de votre région. Pour connaître les autres aides éventuelles concernant les entrepreneuses, renseignez-vous auprès de votre mairie ou de la Chambre de Commerce et d’Industrie.


  • Bourses et concours :


S’adressant aux start-ups et aux entreprises innovantes, ces aides visent à accélérer le développement d’une activité. Les porteurs de projets concernés peuvent ainsi participer à différents concours, ou bénéficier de bourses visant à soutenir un projet à fort potentiel de croissance.


Vous pouvez vous renseigner parmi les initiatives les plus connues, comme la bourse French Tech, le concours d'innovation i-Lab ou encore le Prix de l'initiative numérique, qui récompense des projets en lien avec la culture ou les médias.


Aides financières, accompagnement, conseils et formations en lien avec votre activité : quelle que soit votre situation, faites le point complet sur vos besoins en n’hésitant pas à contacter les organismes pour connaître vos droits.


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